Dominique Jalu
Accueil > Présentation > Ateliers portes ouvertes Malakoff mai 2015

Ateliers portes ouvertes Malakoff mai 2015

mardi 22 novembre 2016

A partir du tableau de Diego Velázquez, Les Ménines, avec la graphiste Camille Dumant, nous avons monté une maquette en carton...

Nous ne voyons que ce qui nous regarde

Ce tableau comme on sait, a donné lieu à de nombreux commentaires. Particulièrement, ce qui force l’admiration, ce sont les regards qui se répondent et rebondissent entre le spectateur, l’artiste en autoportrait, les personnages figurés dans le tableau, le couple royal qu’on ne voit que dans un miroir et finalement les spectateurs du tableau lui même qui apparaissent comme les les modèles de l’artiste en train de peindre.

Ce jeu de réflexions des regards nous a inspiré la construction d’une maquette en carton ondulé, au 1/10ème, représentant la salle et les personnages figurés dans cette peinture. Cette scène pouvait être vue, à travers des œillères disposées à l’extérieur de la vitrine et à l’intérieur pour observer l’envers du décor.

Un texte servait d’à propos : « Nous ne voyons que ce qui nous regarde ». Titre au départ inspiré du philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman mais sur lequel une digression s’est trouvée comme sortie d’un manuscrit de... Tombouctou... (sans commentaire !)

"Nous ne voyons que ce qui nous regarde. Pour le reste nous sommes aveugles. Si le monde qui nous entoure ne nous concerne pas, si la vie dans sa multitude nous est sans attrait, si l’autre nous indiffère, nous sommes dans le noir. Et s’il n’y a plus que l’habituel à percevoir, il n’y a plus d’art et nous tournons en rond avec nos signes, nos symboles et nos marottes. Sans se sentir parties prenantes, impliqués, engagés, nous ne voyons ni le décor, ni l’envers du décor. Il n’y a plus de représentation du monde et tous les hommes deviennent des étrangers. Car c’est notre capacité à rencontrer l’autre qui nous aide à voir là où nous pensions qu’il n’y avait rien. Celui qui n’aime pas s’enferme dans une prison sans lumière. C’est la fraternité qui ouvre les fenêtres."

Amin El Quidjou (1239 - 1312 de l’Hégire, soit 1824-1895)

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0